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Au Québec: Printemps 2015

Qu'est-ce qui se passe au Québec?

Posté dans Actualité au Québec — le 31 mars 2015

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Au Québec, en l'état actuel des choses, avec les idées de Printemps 2015 et d'une reprise des perturbations, manifestations et grèves générales, non seulement dans le cas des étudiantEs, mais aussi de certains secteurs comme les enseignants, la santé, et autres secteurs touchés par l'Austérité... il pourrait se développer un climat de tension extrême. Ce serait donc la reprise de ce bras de fer avec l'État. Quels enjeux? Et quelle efficacité?

N.B. : Pour bien comprendre cet article, nous vous suggérons de lire les articles suivants de À vos cerveaux : 1) Ça devient trop gros pour être vrai, 2) La gauche, la droite et les partis politiques, 3) La Révolution ?

Petit historique de la situation pour les nouveaux étudiants aux études supérieures qui connaissent mal la situation des dernières années

Ça commence chez les étudiants avec le dégel des frais de scolarité vers 2005, dans la foulée de la « réingénierie » de l’État du « nouveau » gouvernement libéral de Jean Charest, « fraîchement » élu depuis l’Élection générale québécoise de 2003 (premier ministre sortant : Bernard Landry du Parti québécois).

Le carré rouge naît vers 2005, comme symbole pro-grève et contre les mesures gouvernementales. L’enjeu : 103 millions de dollars d’aide financière coupés aux étudiants. Dans les cégeps les plus téméraires, presque 3 mois de grève. Le gouvernement finira par reculer à moitié, avec Michelle Courchesne.

Ensuite, il y a une grève de plus d’un mois en 2007, dans la même lignée.

Un autre événement d’envergure qui mobilise certains étudiants est « Torontonamo » en 2010 : l’opposition au G20, événement réunissant les chefs d’États à Toronto dans un secteur où des mesures de sécurité coûtant 1 milliard de dollars à l’État canadien sont mises en place. Les étudiant(e)s sont capturés et détenus dans des conditions similaires à Guantanamo : des cages sans intimité, où on peut les laisser dénudés. On apprendra par la suite qu’une « loi » (celle d’une obligation de montrer ses papiers d’identité sans mandat sous peine de détention), celle qui avait servi aux policiers d’emprisonner les étudiants, n’existait même pas. Le policier responsable ne sera pas réellement inquiété. Des compte-rendus vidéo YouTube ont été produits portant l’étiquette « Torontonamo ». Plusieurs étudiant(e)s québécois(e)s en sont revenus traumatisés.

Dès 2011, à travers le monde, le mouvement « Occupy » et « Los Indignados » d’Espagne, couplés avec 99%, Anonymous et Zeitgeist, installent au moins un « climat » dans les esprits. Quelque chose comme un espèce de « refus global mondial » semble se mettre en place.

Toujours vers 2011, le gouvernement Charest, après 8 ans d’exercice, annonce un resserrement des frais de scolarité (de 2012 à 2018 environ) en une augmentation de presque le double en l’espace d’environ 3-4 ans. Loin d’aller vers la gratuité scolaire, la situation pour les étudiants s’empirait gravement. Charest se défendait avec la raison : « qu’il faut que les étudiants paient leur juste part ». La guerre idéologique entre l’IEDM (Institution économique de Montréal, think tank qui défend les mesures de Charest) et l’IRIS (Institut de recherche et d’informations socioéconomiques) autre think tank qui défend plutôt les positions des étudiants allait à vive allure.

Avec la fonte des neiges, le redoux des températures, et les assemblées générales étudiantes se préparant à la « contre-attaque », des grèves étaient prévues en contestation aux mesures de hausses des frais de scolarité du gouvernement, et contre l’austérité en général. La grève a duré plusieurs mois, menaçant presque la session d’études. Finalement, la grève générale illimitée s’est résorbée, non pas par recul du gouvernement, mais parce que l’Élection générale québécoise de 2012 a permis au Parti québécois de Pauline Marois de régulariser la situation étudiante en accédant partiellement aux revendications étudiantes, et en annulant par décret la Loi 12 (la « Loi 78 », loi spéciale qui voulait obliger les étudiants à retourner en classes, et qui nous avait donné le magnifique slogan « La loi spéciale… On s’en câlisse ! … La loi matraque, on s'en tabarnak ! »). Ainsi, pour conclure sur l’historique, le gouvernement libéral n’avait pas reculé à la fin, mais avait tout simplement été éjecté du pouvoir, et c’est ce qui avait permis de calmer la situation.

Or, depuis 2012, après quelques mois au pouvoir, le gouvernement minoritaire de Pauline Marois et du Parti québécois s’est vu éjecté du pouvoir aux Élections générales québécoises de 2014 (entre autres sur l’enjeu de la « Charte des valeurs », sur lesquels les médias institutionnels ont pioché à fond), avec l’entrée du nouveau gouvernement : le Parti libéral du nouveau chef Philippe Couillard (ayant donné le temps à Charest de prendre sa retraite dorée), gouvernement majoritaire, qui ramenait ses idées au programme : « économie d’abord », austérité, Plan Nord et exploitation des ressources, MAIS : pas de référendum ! (Couillard a fait une « anti-campagne » sur cette idée, notamment au débat des chefs, en répétant ad nauseam : « avec nous au Parti libéral, y aura pas de référendum. Mme Marois veut un référendum, mais elle veut pas le dire. Avouez donc aux Québécois et aux Québécoises madame Marois que vous voulez un référendum, aller, avouez-le donc ! »)…

Rappelons l’élection de 2014, puisque c’est l’une des étapes logiques qui fait que le Printemps 2015 existe, puisque c’est cette élection qui a remis le Parti libéral (PLQ) en place.

Taux de participation en 2014 au Québec : 71% des électeurs inscrits (4 295 055 citoyens ont voté, sur les 6 millions environ qui ont le droit de vote.)

Sur ces 6 millions d’électeurs :

1,757 million a voté pour le PLQ (de Philippe Couillard),

1,075 million a voté pour le PQ (Parti québécois de Pauline Marois),

0,975 million a voté pour la Coalition Avenir Québec (François Legault),

0,323 million a voté pour Québec Solidaire (Françoise David, Andrés Fontecilla).

1,717 million ne s'est pas présenté à l'élection (29% des électeurs).

Voici la carte électorale :

Figure : Carte électorale de l'Élection générale québécoise de 2014, remettant le Parti libéral du Québec au pouvoir.

Description de la carte : On remarque que l’île de Montréal, excepté pour les comtés de l’Est, est libérale, tout comme Laval. Cependant, dans les terres montérégiennes, la CAQ remporte beaucoup de comtés, tout comme dans la région de Québec. Les « châteaux forts » libéraux anglophones (West-Island, Westmount, etc.) sont restés libéraux. Les zones francophones sont mitigées entre le PQ, la CAQ, QS, et parfois le PLQ aussi.

Enfin, donc nous revoici donc dans l’ère libérale, et c’est extrêmement important de le redire (car nous allons revenir sur ce point plus tard dans l’article.)

« Printemps 2015 » ?

Le printemps 2015 descend en ligne directe des événements du « Printemps érable » de 2012 (érable en clin d’œil aux « Printemps arabes » de 2011 qui ont abouti à la fin des régimes en place en Tunisie, Égypte, Libye). Ces printemps continuent de troubler fortement le Moyen-Orient 4 ans après, en Syrie, Iran, Irak et sur la péninsule arabique au Yémen.

Bien entendu, en baptisant les événements québécois étudiants de « Printemps étudiant » ou « printemps érable », on ne s’attendait pas à ce que ça finisse à feu et à sang, en faisant sauter le régime, comme cela fut le cas dans les pays arabes.

Quoi qu’il en soit, au-delà des manifestations et du tractage contre les mesures gouvernementales antipopulaires, une certaine frange du mouvement veut mettre le feu aux poudres. La majorité souhaite simplement démontrer son désaccord avec le gouvernement.

Bien que toute analyse des faits et de l’état de la situation au Québec est bienvenue, et que le débat d’idées honnête est vivement encouragé, le danger avec le mouvement actuel est double : la manifestation transformée en sport anti-policier, puis la manifestation qui divise plutôt que d’unir. Expliquons ceci.

La manifestation

La manifestation est un phénomène social de foule. Elle arrive sur un terrain public, presque toujours dans les rues, et elle vise à générer une foule de gens qui marchent en fonction de certaines idées, très souvent très simples. Pancartes, panneaux, slogans, messages. Ce qui est bien d’avoir ici défini « manifestation », c’est de constater deux points : simple, et foule.

En effet, une manifestation n’est pas la place d’un dialogue intellectuel complexe. Une manifestation demande à des gens de se rallier à des idées de base, assez simples à comprendre : « Contre quelque chose », « Pour quelque chose », mais on ne fait plus dans la nuance dans une manif. On se manifeste. On sort de l’invisibilité, pour porter un message. La force du nombre. Un message simple, net et clair, qui nous permet de manifester notre appui à ce message.

Mais rappelons-nous toujours qu’une manifestation n’est plus le lieu du débat ni du dialogue. Le débat est nécessairement ailleurs, puisqu’il faut des interlocuteurs pour débattre. Et on n’a jamais débattu avec des coups de matraque.

M. Gustave Le Bon, et son ouvrage « La psychologie des foules »

Certains intellectuels ont permis de comprendre l’individu et la société d’une façon poussée, que la plupart des gens ne connaissent pas. Il y a eu de grands penseurs dans tous les domaines, et l’un des spécialistes des foules est Gustave Le Bon. Puisqu’une manifestation est, par définition, une foule qui se manifeste dans l’espace public (rue) pour revendiquer quelque chose, alors les idées de M. Le bon sur la foule sont tout à fait pertinentes.

M. Le Bon dit, en gros, ceci à propos des foules : une foule est un être en-soi. La grande majorité des gens qui arrivent dans une foule se fondent à elle, et, très souvent, feraient des choses qu’ils ne penseraient pas à faire dans leur vie individuelle. Une foule est souvent beaucoup moins raisonnée qu’un individu seul, et l’intelligence d’une foule n’est pas énorme. Je pourrais continuer, mais ce qu’il fallait comprendre à propos de la foule ici, c’est que la foule n’est pas le lieu de la fine intelligence et du débat. Elle est revendicatrice avec des slogans simples et pancartes, mais est très physique également, et peut devenir imprévisible.

Vous pouvez prendre quelques minutes pour écouter ce très bon résumé de l’ouvrage de M. Le Bon :

Vidéo : Présentation de l'ouvrage de Gustave Le Bon. Titre original: "Bibliotheca 4 : Psychologie des foules" YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=BfnmOG61xZA




La manif en tant que sport anti-policier

Une manifestation est maintenant systématiquement encadrée par des policiers, en voitures, motocyclettes, bicyclettes ou à pieds, afin d’éviter les situations chaotiques et la casse. Depuis 2012, une nouvelle loi municipale est passée le 18 mai 2012 (période d’apogée du printemps étudiant de 2012) sous le maire Gérald Tremblay à Montréal : le règlement P6. Ainsi, les articles 2.1 sur l'obligation de fournir l'itinéraire d'une manifestation à l'avance ainsi que l'article 3.2 sur l'interdiction de participer à visage masqué à une manifestation ont été adoptés en mai 2012, dans la juridiction de la Ville de Montréal, l’employeur du SPVM. Ce règlement toujours en vigueur, facilitant qu’une manifestation soit déclarée illégale par la police, cela fait augmenter les confrontations entre manifestants et policiers, multipliant les épisodes de tension. Egalement, dans les manifestations, dès qu’un(e) manifestant(e) se fait blesser par la police, ou violemment maîtriser par la police, les manifestants commencent à insulter les policiers : « corrompus, power trip, fachos » etc. De l’autre côté, celui de la police, certains en viennent à bout de nerfs et commencent à en avoir ras-le-bol des manifestants.

Cette réalité mène à une situation où certains « acteurs du terrain de manifestation » (soit manifestants, soit policiers) ne sont plus tellement simplement là, soit pour défendre une idée, soit pour maintenir l’ordre, mais vraiment pour rentrer dans le tas, comme deux équipes de sport en lutte…

Bien sûr, il y a certainement des débordements, des abus, etc.

Mais il ne faut pas se mettre à perdre l’objectif premier : ce pourquoi on prend la rue. C’est uniquement pour manifester notre désaccord par rapport aux politiques d’austérité et d’hydrocarbures du gouvernement libéral de Couillard.

La manif qui divise plutôt que d’unir

Ajoutons quelque chose sur « la manifestation ». On a pu voir un phénomène assez inusité arriver dans la foulée du printemps érable en 2012 : une manifestation à chaque jour dans le centre-ville de Montréal. Chaque jour, vers le crépuscule (18h), il y avait une manif, parfois de seulement 30 personnes, qui défilait dans le centre-ville.

Ces manifestations furent toutes encadrées par la police, chaque jour. Ces manifestations ont également perturbé les résidents du centre-ville, chaque jour : du bruit, des cris, des gyrophares de police…

Quelques manifestations, d’envergure, pour montrer le désaccord de la population, cela rallie beaucoup, beaucoup de gens. Par contre, des manifestations à chaque soir, des manifestations à répétition, ça peut tanner des gens. Ça peut créer un schisme entre la population et ceux qui font trop de manifestations, surtout ceux qui subissent la perturbation quotidiennement, dans le centre-ville. C’est une réalité à ne pas négliger, celle des voisinages qui vivent malgré eux ces manifestations chaque jour.

Manifestation, petite sœur de la Révolution

S’il y avait à établir un spectre de dégénérescence du débat public, il y aurait au moins ces étapes (du positif au négatif)…

Débat serein honnête, Débat tendu honnête, (Faux)Débat malhonnête, Manifestation revendicatrice, Révolte, Révolution qui change le régime.

La majorité des gens qui manifestent le font parce qu’ils sont en désaccord avec certaines mesures de coupures du gouvernement. Par contre, il faut savoir que certains, moins nombreux souhaitent fort probablement la Révolution. Il faut enfin se rappeler que la manifestation n’est pas le débat. Donc si le débat est coupé et qu’il n’y a que la manifestation, l’aggravation « traditionnelle » de la situation est la Révolution.

Dans notre cas toutefois, il n’en serait rien. À ce sujet, prenez le temps d’aller lire notre excellent article : « La Révolution ? », pour savoir tout ce qu’il y a à comprendre sur le phénomène révolutionnaire actuellement.

Printemps 2015 : Acteurs en présence

Il est important de bien comprendre que les acteurs en présence ne sont pas seulement des « étudiants » et des « policiers ».

Il y a avec certitude :

- Des étudiants moyens qui comprennent la base des revendications,

- Des étudiants qui ont lu des auteurs pertinents et qui comprennent plus de choses,

- Des gens qui veulent mettre le système à terre (anarchistes, anticapitalistes, etc.),

- Des agents provocateurs (policiers déguisés),

- Des agents instrumentalisants (des étudiants ou faux-étudiants ou autres, souvent leaders ou proches de leaders qui prennent part à l’orientation de la masse manifestante, dont l’appartenance à des organisations reste inconnue).

Ceci étant dit, lorsqu’on est, comme la majorité des individus, un étudiant moyen, il faut savoir qu’autour de nous, il n’y a pas que des étudiants moyens, mais qu’il peut y avoir toutes ces catégories. Il est donc important de rester méfiant et garder l’esprit critique face à toutes les situations.

Conclusion : Quels enjeux ? Quelle efficacité ?

Le printemps 2012 s’est soldé péniblement avec une élection. Néanmoins, le Parti libéral est de retour, avec ses façons de faire l’économie.

Faire une grève étudiante contre l’austérité pour manifester le désaccord : bien.

Tenter de rallier les professionnels de la santé, de l’éducation, et les secteurs ouvriers de la société via les syndicats à la lutte contre l’austérité : bien aussi.

Faire des manifestations sans arrêt contre l’austérité ? j’hésite. En effet, quelle efficacité ? À part être le énième festival à Montréal, en l’occurrence « le festival de la confrontation avec la police », tentons de réfléchir sur la portée en efficacité d’une telle démarche.

Enfin, concluons cet article sur une idée :

Vous, le peuple québécois, êtes les maîtres au Québec. L’avez-vous oublié ?

Vous vivez dans un système, aussi POURRI soit-il, qui est démocratique. Vous votez, une fois aux quatre ans, pour élire un gouvernement. Ce gouvernement, ce n’est pas votre maître, mais votre représentant. Il est composé de vos élus locaux, des députés, que vous avez, comté après comté, décidé de porter au pouvoir, par voie de majorité élective des citoyens, afin de représenter vos intérêts.

L’avez-vous oublié ? Aussi pourri soit-il, je le répète, ce système est encore fondé sur votre consentement, et sur votre choix, à vous !

Vous allez répondre : mais c’est un système d’alternance de deux ou trois partis qui se lancent la balle d’un mandat à l’autre en ne proposant rien de véritablement différent et que finalement ils font de l’électoralisme d’une élection à l’autre, en feignant de se préoccuper des électeurs seulement lors de la campagne électorale un mois avant l’élection, puis après on n’en entend plus parler pendant 4 ans. Je vous dirai que vous avez tout à fait raison. Mais n’oubliez jamais une chose : ce gouvernement, VOUS l’avez mis au pouvoir. VOUS. Individuellement, et vous via votre mère, votre père, votre tante, votre oncle, vos frères vos sœurs, ceux qui ont voté pour le Parti libéral. Dans notre réseau familial, tout le monde, nous avons des gens qui se sont fait influencer par les sondages des médias, ou les médias tout court, ou tout simplement parce que « moi mon grand-père votait libéral, alors je vais voter libéral comme je l’ai toujours fait », ou des raisons de ce genre. Il ne faut pas oublier non plus que 29% des électeurs sont restés bien calés dans leur divan le jour de l’élection. C’est 1 million 717 milles personnes. C’est presque le score de Philippe Couillard. Dans un système électoral où on peut voter par anticipation et où des dispositions spéciales peuvent être prises quand on a de la difficulté à se rendre au bureau de vote… il y a presque 2 millions de personnes qui n’ont pas voté le jour de l’élection.

Tout ça pour dire quoi ? C’est très simple. Qui sème le vent récolte la tempête. Et je ne parle pas de Couillard. Je parle du peuple québécois. On n’a pas qu’un mois pour influencer un résultat d’élection. On a 4 ans. En ce moment même, personne après personne, il faut expliquer autour de nous POURQUOI l’austérité n’est pas une solution adéquate, comment elle dépouille petit à petit la classe moyenne et enrichit un « 1% » toujours plus redoutable et qui n’en a que faire de redistribuer.

À tout le monde au Québec : manifester son désaccord c’est très bien, mais ne pas remettre le parti qui mène des politiques d’austérité au pouvoir, déjà, ce serait une très bonne idée en partant ! Et ça, ça ne passe que par un chemin : l’éducation citoyenne à la politique.

C’est pour cette raison que le prochain article de À vos cerveaux s’intitule « La politique ». À mardi prochain !

Notons aussi en terminant qu'il y a (ou avait, du moins, dans le Printemps érable de 2012) des :

carrés rouges (Pour la grève, Contre l'austérité)

carrés verts (Contre la grève, Pour l'austérité)

.. mais il y a aussi des "carrés bleus" : Frileux sur la grève mur à mur, et Contre l'austérité.




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